Immersion armée

Pour démarrer notre reportage, nous avons commencé par travailler avec l’armée belge, et en particulier avec le Bataillon médian de Chasseurs ardennais qui se préparaient pour une prochaine mission. Pendant 10 jours, ils ont effectué des manœuvres dans les province de Namur, du Hainaut et de Luxembourg. Nom de l’exercice: Fract’hure, en référence à la mascotte du bataillon.

Nous avons vécu au sein d’une compagnie du bataillon pendant 10 jours. Camouflage, bivouac et simulation d’attaque terroriste, tout y était. Nous avons été répartis dans plusieurs compagnies que nous avons suivies au cours de leurs exercices.  Tout était construit selon un faux scénario.

Les Belges, en mission pour l’ONU, doivent assurer la sécurité de la région et faire face à la montée d’un groupuscule terroriste. Des patrouilles étaient organisées, de jour comme de nuit, des caches d’armes dévoilées, des terroristes arrêtés. Tout cela séparé de temps à autre par une attente plus ou moins longue. L’attente fait partie du métier, il arrive que l’on passe plusieurs jours avant de repartir en opération.

Vous pouvez maintenant découvrir le reportage réalisé à l’époque sur les manœuvres par Victoria Timmermans, Christophe Reyns et moi-même.

Les manœuvres visaient à préparer les chasseurs à leur prochaine mission, au Mali. Partis en septembre 2014, ils sont chargés d’assurer la protection des instructeurs européens qui forment l’armée malienne.

L’objectif de l’armée à travers cette collaboration était clair: les militaires eux aussi font de la comm’, ils désiraient donc améliorer leur image auprès des futurs journalistes que nous sommes. Nous avons bel et bien découvert un autre univers à travers cette « immersion armée », un mode de pensée et un fonctionnement bien précis.

Cette expérience a été particulièrement enrichissante, et l’armée que l’on baptisait autrefois « la grande muette » a depuis lors bien appris à parler.

Elise Feron